Octobre Rose : ce que l'allaitement change (et ne change pas) face au cancer du sein

Octobre Rose : ce que l’allaitement change (et ne change pas) face au cancer du sein

Buzz the Magazine Santé

Le cancer du sein reste le cancer le plus fréquent chez les femmes. En 2024, l’OMS a estimé à 2,4 millions le nombre de nouveaux cas dans le monde, et à 694 000 le nombre de décès. Octobre Rose sert d’abord à rappeler une chose simple : plus on repère tôt, mieux on soigne.

Le cancer du sein ne fait pas toujours mal, surtout au début. Selon l’OMS, il faut surveiller une grosseur ou un épaississement, un sein dont la taille ou la forme change, une peau ou un mamelon qui se modifie, ou un écoulement inhabituel, surtout s’il est sanglant.

La plupart des grosseurs ne sont pas cancéreuses, mais une anomalie qui dure doit être examinée par un soignant. Le dépistage, mammographie en tête, dépend de l’âge, du niveau de risque et de ce que propose le système de santé du pays.

Allaiter : un plus pour la santé de la mère

L’OMS et le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) associent l’allaitement à un risque plus faible de cancer du sein chez la mère. Associer ne veut pas dire garantir : une femme qui a allaité peut quand même développer la maladie.

Et celles qui n’ont pas pu ou pas voulu allaiter n’ont aucune raison de culpabiliser. Ce n’est qu’un facteur parmi d’autres.

Une mise au point sur la « succion »

La blague circule : la succion des seins protégerait du cancer. La succion étudiée par les chercheurs, c’est celle du bébé qui tète, pas celle du mari.

Aucune donnée reconnue ne montre que les rapports sexuels ou la stimulation des seins par un partenaire protègent du cancer du sein. En faire un conseil de prévention serait trompeur.

Personne n’est à l’abri

Environ 80 % des cancers du sein touchent des femmes qui n’ont aucun facteur de risque modifiable, à part être une femme et prendre de l’âge. Pas d’antécédents dans la famille ne veut donc pas dire pas de risque.

L’alcool, le tabac, l’obésité, certaines mutations génétiques et l’exposition aux rayonnements pèsent aussi dans la balance.

Le vrai enjeu : l’accès aux soins

Selon les estimations de l’OMS, moins d’une femme sur deux (41,9 %) survit au moins cinq ans après un diagnostic dans les pays à faible revenu, contre 87,3 % dans les pays à revenu élevé.

L’écart tient surtout aux diagnostics tardifs et à des soins difficiles d’accès. Savoir reconnaître les signes ne sert à rien si l’examen, le diagnostic et le traitement restent hors de portée.

Le ruban attire l’attention, mais ce qui protège, c’est de connaître ses seins, de consulter vite en cas de changement et de suivre les recommandations de dépistage.

L’allaitement apporte un vrai bénéfice quand il est possible, sans remplacer le suivi médical.


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