Le monde du football s’est longtemps demandé si Lionel Messi était véritablement l’enfant chéri de la FIFA. Entre Ballons d’Or contestés et décisions arbitrales discutables, une partie de l’opinion publique a souvent soupçonné l’instance internationale de favoriser le génie argentin. Pourtant, en mars 2017, une affaire vient ébranler cette théorie : Lionel Messi, capitaine de l’Albiceleste, est suspendu quatre matchs par la FIFA pour des propos jugés injurieux envers un arbitre assistant. Retour sur un épisode qui remet en question le mythe d’un Messi intouchable.
Une sanction tombée comme un couperet
Le 23 mars 2017, l’Argentine affrontait le Chili dans un match crucial pour les qualifications à la Coupe du Monde 2018. Le match se termine sur une victoire difficile (1-0) grâce à un penalty de Messi, mais la tension était palpable. À la fin de la rencontre, le capitaine argentin est filmé s’adressant de manière véhémente à un arbitre assistant brésilien, Emerson de Carvalho. Quelques jours plus tard, la FIFA ouvre une enquête disciplinaire… et surprend la planète football : quatre matchs de suspension et une amende de 10 000 francs suisses.
Un traitement de faveur pour Messi ? Pas cette fois.
Ceux qui accusaient la FIFA de favoritisme envers Messi n’en croyaient pas leurs yeux. Comment l’icône du football mondial, vitrine du sport roi, pouvait-elle être aussi lourdement sanctionnée pour une insulte verbale — et ce, sans carton rouge ni avertissement durant le match ? Beaucoup d’observateurs s’attendaient à un simple rappel à l’ordre ou à une amende symbolique. À la place, la FIFA frappe fort.
Ce geste a d’ailleurs été perçu comme une tentative de rétablir une image d’impartialité, dans un contexte où l’organisation cherchait à regagner de la crédibilité après les scandales de corruption de 2015. En sanctionnant Messi, la FIFA envoyait un message clair : personne n’est au-dessus des règles, pas même celui que l’on accuse parfois d’être « son protégé ».
La réaction de l’Argentine : stupéfaction et mobilisation
La Fédération Argentine (AFA) est immédiatement montée au créneau, dénonçant une décision injuste et précipitée. L’avocat espagnol Juan de Dios Crespo — qui avait déjà défendu Neymar face à l’UEFA — est missionné pour annuler la sanction. Quelques semaines plus tard, l’appel est entendu : le Comité d’appel de la FIFA juge les preuves insuffisantes, annule les trois matchs restants de suspension et retire l’amende.
Mais l’image est marquée. Messi a tout de même purgé un match de suspension (face à la Bolivie), privant sa sélection de son leader dans une course déjà incertaine vers la Russie.
Une leçon de perception : pro-Messi, vraiment ?
Cette affaire révèle une vérité bien plus nuancée que les rumeurs de coulisse. Oui, Lionel Messi bénéficie sans doute d’une aura médiatique exceptionnelle. Oui, il a été de nombreuses fois mis en avant par les institutions du football mondial. Mais l’épisode de 2017 prouve que même lui n’est pas immunisé contre les règles du jeu.
Au contraire, certains diront même que la FIFA a voulu « faire un exemple » en le ciblant lui, précisément pour démontrer qu’elle ne favorisait pas son image de marque la plus brillante.
La suspension de Messi par la FIFA en 2017 ne doit pas être oubliée. Elle constitue une rare entorse à la logique du star-system qui régit souvent le football moderne. Loin d’être un coup de théâtre isolé, cet épisode est aussi un rappel que l’équité sportive, même si imparfaite, peut s’exercer même au plus haut niveau.
Alors, Messi, protégé de la FIFA ? Peut-être. Mais en 2017, la FIFA a montré qu’elle était capable de sanctionner même son fils adoré.


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