Valérie Clio décroche sa première nomination à l'ADISQ avec Crépuscule

Valérie Clio décroche sa première nomination à l’ADISQ avec Crépuscule

Buzz the Magazine Musique

Trente ans après ses débuts, Valérie Clio reçoit la reconnaissance qu’on lui devait depuis longtemps : une première nomination à l’ADISQ, dans la catégorie Album de l’année – R&B/Soul, pour son quatrième opus, Crépuscule.

L’autrice-compositrice-interprète y poursuit ce qui fait sa marque depuis le début : une écriture à la croisée du R&B, de la soul, du jazz et du blues, nourrie par ses racines afro-caribéennes. Sur Crépuscule, ce métissage prend la forme d’un entre-deux — celui du coucher du soleil et de l’heure bleue — où se déploient les élans, les doutes et les tendresses du cœur.

Une écriture intime, une signature assumée

Guitare acoustique, rythmes antillais, éclats de blues et de jazz : l’album cultive une atmosphère chaleureuse et enveloppante, presque dansante. On y retrouve la plume que l’on connaît à Valérie Clio, sincère et sans artifice, mais avec une assurance nouvelle. L’artiste elle-même parle d’une sensibilité « à fleur de peau », d’une façon bien à elle de faire tenir ensemble la douceur, la profondeur et la lumière.

Derrière la console, on retrouve son complice de longue date Guillaume Tondreau, qui signe la composition, les arrangements, le mixage et le matriçage. Certaines chansons ont été co-écrites avec Diane Audet, d’autres avec Guillaume Tondreau, Richy Jay et Sensei H.

Les thèmes qui traversent l’album — le désir, l’attente, la mémoire amoureuse, le vertige d’aimer — oscillent entre confidence intime et élan collectif, entre souvenirs et plaisir d’être ensemble.

Des invités qui colorent le projet

Deux collaborations marquantes ponctuent Crépuscule. Richy Jay prête sa voix et sa plume à Où tout a commencé, apportant une teinte zouk et créole qui s’intègre naturellement à l’univers de l’album. Sur Montréal, c’est Sensei H qui livre un passage habité, ajoutant sa texture au récit.

Le vidéoclip de la chanson-titre, réalisé par Jules Nerestant Media — le petit frère de l’artiste —, prolonge cette esthétique : une mise en scène tendre et ludique, qui laisse toute la place à l’atmosphère et à la signature romantique de Valérie Clio, sans jamais la surcharger.

Un parcours de 30 ans, une carrière en accélération

Révélée au grand public lors de son passage à La Voix en 2013, dans l’équipe d’Ariane Moffatt, Valérie Clio lance son premier album francophone, L’autre nous, en 2015. Suivent des collaborations avec Webster, Floes, Harry Manx, Paul Deslauriers ou encore Millimetrik — dont l’album Sun-Drench, auquel elle participe, remporte le Félix de l’Album électronique de l’année en 2022.

Entre deux projets, elle incarne Estelle Brown dans Elvis Experience (2017), reçoit le prix Honneur et Mérite de l’Association haïtienne de Québec (2020), puis agit comme porte-parole et mentore du Projet Échelon, à l’Ampli de Québec. Son deuxième album, Le mouvement, sorti en février 2024, récolte deux nominations au GAMIQ. En 2025, elle est également finaliste pour le titre d’Artiste de l’année canadienne-haïtienne aux Prestigious Haitian Music Awards de Miami.

Avec Crépuscule, disponible depuis le 27 mars 2026, Valérie Clio confirme une trajectoire construite pas à pas, entre les cultures et les générations.

Crépuscule Sur scène

L’album se décline aussi en spectacle, présenté en formule duo ou trio acoustique avec Guillaume Tondreau. Le format met les textes et les arrangements à nu, dans une proximité assumée avec le public — tantôt intime, tantôt collective — jusqu’à ce que, comme le veut le titre, tombe le crépuscule d’une journée d’été.


Sur le mêne sujet : Valérie Clio : L’éclat d’un « Crépuscule » qui illumine le printemps

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